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Pollutions gigantesques

Pollutions gigantesques - Sébastien Dupuis

Mon voisin travaille en tant que couvreur laval, et nous avons une conversation sur le gigantesque incendie en Alberta. J’en profite pour vous faire partager notre propos de façon synthétique.

Que faire face aux grands sinistres ?

Les incendies de Fort McMurray, gigantesques, imprévisibles détruisent des forêts, des habitats, polluent l’air et les nappes phréatiques. Selon certains, l’hypothèse que ces feux soient reliés à l’effet El Nino qui envoie de l’air sec et chaud asséchant l’Alberta, serait émise par certains journalistes. Le fleuron pétrolier de l’Alberta est affecté. Est-ce un signal d’alarme de la nature qui suite à un enclenchement de situations reliées à l’exploration excessive des richesses pétrolifères a rendu le territoire plus sensible à la sécheresse ? Sommes-nous à l’abri d’autres sinistres de cette envergure dans les années futures ?

En novembre dernier, au Brésil, deux barrages d’explorations minières se rompaient, inondant les régions en aval. Six mois après, la pollution est évaluée comme pénalisant les régions concernées pour au moins la prochaine décennie. Les humains ont perdu la vie, leurs habitats, la faune, la flore, les eaux sont polluées dont celles d’un grand fleuve qui se déverse dans l’océan, soit 650 kilomètres plus loin. Les villageois ont perdu leurs cultures vivrières, les pêcheurs ne peuvent plus pêcher. Cette catastrophe aurait pu être évitée si le risque relié au besoin de renforcer le barrage avait été anticipé.

Si l’aide gouvernementale et l’aide de la Croix-Rouge s’organisent pour les sinistrés de Fort McMurray, il semble que pour les brésiliens, le soutien soit moins visible ou moins bien organisé.

Après le sinistre du déraillement de train à Mégantic en 2014, celui de la marée noire dans le Golfe du Mexique en 2010, notre continent est touché par des calamités reliées en partie par les activités industrielles. La pollution et les risques encourus sont mal estimés à titre préventif. La gestion des contingences est inexistante et les populations sont touchées de pleins fouets par les conséquences.

Notre société, pourrait-elle être respectueuse de son territoire, de son patrimoine ? Pourrions-nous avoir des plans pour limiter la propagation des incendies ? Pourrions-nous éviter de favoriser des conditions qui fragilisent notre écosystème ou qui le rendent vulnérable ?

J’espère qu’au-delà de la contention du sinistre et de la reconstruction des villes, nos têtes pensantes réfléchiront à plus long terme pour éviter qu’une situation similaire ne se produise à nouveau.

Les promesses de la conférence de Paris étaient de diminuer les effets à gaz de serre et à protéger la nature. Face à l’effet domino de ces grands sinistres sur l’environnement et l’écosystème, il serait préférable de prévenir plutôt que de chercher à guérir des situations pendant des décennies. La prévention consiste à anticiper le risque et à l’éviter. La prévention même si elle représente un coût pour les entreprises et la société, elle revient moins chère que le sinistre. Avons-nous assez de cas, pour prendre conscience de ce besoin de prévention des risques dans notre société ?

À propos de l’auteur :

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Jeune universitaire créatif, j’étudie déjà depuis trois ans les sciences politiques. Mais ça ne m’empêche pas de m’intéresser aux communications. C’est d’ailleurs la raison de la création de ce blogue aujourd’hui. Car oui, j’aime écrire sur plusieurs sujets qui touchent de près ou de loin ma vie. Si vous avez des idées ou des suggestions, surtout n’hésitez pas à me le partager. C’est avec grand plaisir que je les prendrai en considération. Bienvenue!